Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Que la grâce et la paix de Dieu, qui déploie ses messagers célestes pour notre protection, soient avec vous tous.
Seigneur, tu nous envoies tes anges pour nous guider, prends pitié de nous. Ô Christ, tu es le Fils de l'Homme qui unit le ciel et la terre, prends pitié de nous. Seigneur, tu es notre refuge au milieu de la tempête, prends pitié de nous.
Il y a des moments, dans le silence d'une maison qui a connu le rire et la vie, où le ciel semble soudain si proche, comme si le voile entre notre monde et le monde de Dieu devenait presque transparent. Aujourd'hui, en cette fête des archanges Michel, Gabriel et Raphaël, nous sommes invités à lever les yeux. Nous ne sommes pas seuls. La vision de Daniel est une vision de feu, de puissance et de lumière : « Un fleuve de feu coulait, jaillissant devant lui. » C’est l’image de la demeure de Dieu, là où tout est purifié, là où tout est transformé.
Benjamin aimait les hauteurs. Vous vous souvenez de cette passion pour l'aviation, de ce regard qu'il posait sur les avions qui déchiraient le ciel bleu, ces machines qu'il scrutait avec une précision d'ingénieur ? Pour Ben, le ciel n'était pas un vide ; c'était un espace à explorer, un domaine de logique et de beauté. Il aimait imaginer des trajets, des connexions, une « Con Chim Airlines » qui, dans son esprit brillant, reliait les hommes entre eux. Il avait cette intuition que la terre n’est qu’une escale et que le voyage, le vrai, nous appelle vers une destination plus haute.
Mais aujourd'hui, le ciel peut sembler bien silencieux. Trois mois ont passé depuis ce 13 juin, et pour vous, Alan, Thao, et pour toi, Ryan, l'absence de Ben est une réalité qui habite chaque pièce. Vous cherchez des réponses, vous cherchez la logique derrière ce qui semble n'en avoir aucune. Parfois, la douleur est si vive qu'elle vous donne l'impression d'être perdus, comme si les repères de votre vie avaient été effacés.
Je veux vous dire, avec une infinie douceur : ne laissez pas la culpabilité s'inviter dans votre deuil. C'est le piège le plus cruel. On se demande si on a manqué un signe, si on aurait pu faire plus. Mais regardez Nathanaël dans l'Évangile. Jésus lui dit : « Avant que Philippe t'appelle, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu. » Jésus connaissait Nathanaël avant même qu'il ne se présente. Il connaît Benjamin. Il le connaissait avant que vous ne sachiez qu'il allait entrer dans votre vie, et il le connaît maintenant, dans la plénitude de sa gloire. La maladie qui a emporté Ben n'est pas une punition, et elle n'est pas votre faute. Vous n'avez rien manqué. Vous avez été, jusqu'au bout, des parents qui ont chéri, soutenu et accompagné chaque pas de son existence. Dieu ne vous accuse pas, alors ne vous accusez pas vous-mêmes. Déposez ce fardeau, ce poids qui n'est pas le vôtre, aux pieds du Seigneur.
Le Christ dit à Nathanaël : « Tu verras de plus grandes choses que celles-ci. » C’est la promesse faite à chacun de nous. Benjamin, ce garçon d'une intelligence si vive, qui codait des jeux et des applications avec une maturité étonnante, a maintenant accès à ces « plus grandes choses ». Il ne regarde plus les avions avec des jumelles depuis le tarmac ; il contemple la source de toute lumière. Il est, avec les archanges, dans cette cour céleste dont parle Daniel, où le Fils de l'Homme reçoit toute gloire et toute puissance.
Ryan, mon garçon, regarde-moi. Ton frère Ben est ton ange. Il ne t'a pas quitté. Il est présent dans chaque souvenir, dans chaque projet que tu entreprendras. Je sais que tu te souviens de ces moments où vous partagiez des rêves, des projets de Cybertrucks, des idées de futur. Ce lien est plus fort que la mort. Ben est fier de toi. Il t'aime. Ne crains jamais de vivre pleinement, de rire, d'avancer. La plus belle façon d'honorer ton frère, c'est de laisser ta propre vie fleurir, avec la même curiosité et la même gentillesse qui étaient les siennes.
Alan et Thao, votre amour pour Ben a trouvé un chemin magnifique pour continuer à donner la vie. Ce puits à Cà Mau, cette eau vive qui désaltère les assoiffés en son nom, est le signe que la vie de Ben n'est pas close. Elle continue de couler, elle continue de nourrir, elle continue de bénir. C'est cela, la victoire de la foi : transformer une tombe en source. En aidant les autres, en faisant le bien dans le secret, vous permettez à l'amour de Ben de ne jamais cesser de circuler. C’est un amour qui ne meurt pas, qui ne s'épuise pas, car il vient de Dieu.
Souvenez-vous de cette offre, si touchante : quand Ben a voulu donner toute sa tirelire pour aider son oncle William. Il n'a pas eu besoin de la briser, de la vider, de la compter. Le geste était là, dans son cœur, pur et total. C’est cela, la vérité de sa vie. Il était un garçon de don. Et aujourd'hui, c'est Dieu qui se donne à lui.
Ne cherchez pas à cacher votre douleur. Apportez-la à Jésus. Il est le médecin des cœurs brisés. Il est celui qui, un jour, essuiera toute larme de vos yeux. Ben est déjà dans cette lumière. Il est au Banquet du Ciel, il attend. En attendant ce jour, vivez dans l'espérance. Vivez dans la certitude que l'amour que vous avez donné à Benjamin n'a pas été perdu, mais qu'il est devenu éternel. Ben est là, il vous aime, et il vous attend. Il est votre intercesseur, votre ange, votre frère, votre fils bien-aimé, maintenant et pour toujours dans la paix de Dieu.
For the intentions entrusted to Ben on our prayer wall:
Comme nous l’avons appris du Sauveur, et selon son commandement, nous osons dire :
Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. Amen.
Que le Seigneur vous bénisse et vous garde, qu'il fasse briller sur vous la lumière de son visage, et qu'il vous donne sa paix. Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.
✝ Que Dieu tout-puissant vous bénisse, le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Amen.