Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.
Chers frères et sœurs dans le Christ, nous nous rassemblons aujourd'hui, six semaines après le départ de notre cher Benjamin, pour nous tourner vers la Parole de Dieu qui nous éclaire et nous réconforte.
Seigneur, prends pitié. Ô Christ, prends pitié. Seigneur, prends pitié.
Chers frères et sœurs dans le Christ,
Six semaines se sont écoulées depuis que notre cher Benjamin Vo est entré dans la paix de Dieu. Six semaines où le cœur peut se sentir lourd, où le silence de son absence peut résonner avec force. Et pourtant, la Parole de Dieu, aujourd'hui, vient nous éclairer, nous réconforter et nous donner espérance.
La première lecture, tirée de la deuxième lettre de saint Paul aux Corinthiens, est d'une profondeur saisissante. Saint Paul nous dit : « Nous portons ce trésor dans des vases d’argile, afin que cette puissance extraordinaire soit celle de Dieu et non la nôtre. » N'est-ce pas là une vérité fondamentale sur notre condition humaine ? Nous sommes fragiles, comme des vases d'argile, mais en nous réside un trésor inestimable : la vie même de Jésus. Paul continue en décrivant les épreuves : « Nous sommes accablés de toutes manières, mais non écrasés ; désemparés, mais non désespérés ; persécutés, mais non abandonnés ; terrassés, mais non anéantis. » C'est une description de la résilience, de la foi qui nous permet de traverser les tempêtes sans être détruits.
Et l'Évangile d'aujourd'hui, pour la fête de Saint Jacques, nous présente une scène où la mère des fils de Zébédée s'approche de Jésus avec une demande ambitieuse pour ses fils : s'asseoir à sa droite et à sa gauche dans son Royaume. Jésus leur répond avec une question directe : « Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils répondent : « Nous le pouvons. » Jésus leur rappelle que la véritable grandeur ne réside pas dans la domination, mais dans le service : « Quiconque veut être grand parmi vous sera votre serviteur ; et quiconque veut être le premier parmi vous sera votre esclave. » Le Fils de l'homme lui-même est venu « non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. »
Comment ces paroles résonnent-elles en nous aujourd'hui, alors que nous nous souvenons de Benjamin ? Benjamin Vo était un jeune homme d'une intelligence brillante, d'une curiosité sans limites, mais aussi d'une âme douce et d'un cœur humble. Il était le genre de personne qui, malgré sa capacité à comprendre des concepts complexes, restait profondément respectueux et gentil. Sa vie, bien que trop courte à nos yeux, a été un témoignage de cette humilité et de cette gentillesse, un reflet du trésor que Paul décrit, logé dans son vase d'argile. Nous nous souvenons de son sourire, si facile, si lumineux, qui était un don pour tous ceux qui le connaissaient. Ce sourire était une expression de la joie simple qu'il partageait avec sa famille, un signe de la vie de Jésus manifestée en lui, même dans sa fragilité.
Benjamin n'a pas cherché la grandeur selon le monde, mais a vécu dans le service de l'amour, de la gentillesse, de la joie partagée. Et c'est cela qui perdure. Sa vie nous rappelle que la véritable richesse n'est pas ce que nous accumulons, mais ce que nous donnons, ce que nous partageons, l'amour que nous semons. Comme le dit le Psaume, « Ceux qui sèment dans les larmes moissonnent dans la joie. » Aujourd'hui, nous semons nos larmes, mais nous avons la ferme espérance que Benjamin moissonne la joie éternelle auprès de Dieu.
À vous, Alan et Thao, à Ryan, son frère et meilleur ami, à ses tantes et oncles, et à tous ceux qui ont aimé Benjamin, sachez que le Seigneur vous voit. Il est avec vous dans votre chagrin, vous offrant une espérance plus forte que toute peine. Et à tous les enfants qui souffrent, à toutes les familles qui portent une lourde croix, le Christ est avec vous. Il vous donne son espérance, celle qui est plus forte que toute peine. Accrochez-vous à cette promesse. La vie de Benjamin, son sourire, sa gentillesse, continuent de rayonner et de vous donner la force de continuer à vivre, à aimer, à espérer. Que Dieu vous console et vous tienne dans sa main aimante. Amen.
For the intentions entrusted to Ben on our prayer wall:
Comme nous l’avons appris du Sauveur, et selon son commandement, nous osons dire :
Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. Amen.
Que le Seigneur nous bénisse, nous garde de tout mal et nous conduise à la vie éternelle. Amen.
✝ Que Dieu tout-puissant vous bénisse, le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Amen.